L’ergothérapeute évalue, rééduque et réadapte selon Lauriane Jesson

La plateforme en ligne « Maintien à domicile – conseils » a interrogé Lauriane Jesson, une ergothérapeute évoluant à Strasbourg, en Alsace. Elle présente sa profession de manière exhaustive.

L’ergothérapie favorise le maintien à domicile

Selon elle, trois grands axes constituent le métier d’ergothérapeute. Il s’agit d’une part de la partie évaluation. L’environnement du patient doit être analysé dans le but d’améliorer son lieu de vie. D’autre part c’est un travail de rééducation qui est entrepris. Il permet au bénéficiaire de retrouver un minimum d’autonomie, notamment après une période d’hospitalisation. La réadaptation est le troisième axe. Il s’agit de faire face aux handicaps et difficultés que peut rencontrer le patient.

L’ergothérapie contribue au maintien à domicile de plus en plus de personnes en France. Lauriane Jesson explique comment elle parvient à redonner à un patient l’autonomie nécessaire pour qu’il puisse de nouveau vivre chez lui. Un premier travail d’analyse des aptitudes de la personne est nécessaire. Puis un ergothérapeute évalue l’entourage du patient. L’objectif est à ce moment-là de déterminer si l’accompagnement est suffisant et surtout adapté. Enfin, il est nécessaire dans la mesure du possible de réaménager le domicile de la personne, pour lui permettre d’y vivre dans les meilleures conditions possibles.

Et pour savoir si le travail d’un ergothérapeute est bien efficace, il suffit de constater ou non l’amélioration de la qualité de vie du bénéficiaire des prestations.

Un large public bénéficiaire

Nous pouvons penser que seules les personnes qui ont connu un accident peuvent trouver un intérêt à être accompagné par un professionnel en ergothérapie. Le public d’un ergothérapeute est en fait très large : enfants autistes, personnes en situation de handicap moteur, enfants hémiplégiques, traumatisés crâniens…

Néanmoins le quotidien de Lauriane Jesson et des autres ergothérapeutes n’est pas de tout repos ! De nombreuses difficultés peuvent survenir, à l’image des désaccords pouvant apparaître entre le professionnel et la famille du patient. L’accompagnement au changement se fait plus ou moins difficilement selon les patients.

Ergothérapeute à l’étranger aux Iles Samoa

Vous êtes diplômé dans le domaine de l’ergothérapie et vous désirez pratiquer votre profession pendant quelques semaines ou pendant une durée plus longue à l’étranger ? Vous avez l’occasion d’utiliser toutes vos compétences à bon escient dans un petit pays d’Océanie, les Iles Samoa ! En effet, des volontaires professionnels sont recherchés pour évoluer dans des centres éducatifs et sociaux à Apia, la capitale de l’archipel des îles Samoa et aux alentours.

Volontaire professionnel en ergothérapie

Le public qui bénéficie déjà des services de spécialistes en ergothérapie est composé de Samoans issus de communautés défavorisées et qui souffrent généralement d’un déficit de soins.

Il s’agit donc d’un rôle d’ergothérapeute humanitaire qui est proposé, et les missions à réaliser sont multiples :

  • L’accompagnent quotidien des patients en difficulté
  • L’organisation d’ateliers (transmission de compétences) à destination du personnel local et des membres des familles des patients
  • Evaluer les capacités physiques, mentales et du comportement social des patients
  • Préconisation de méthodes thérapeutiques visant à augmenter la capacité des patients à faire face à leurs difficultés de manière indépendante

Un engagement minimum de 4 semaines

L’ergothérapie est à ce jour encore peu répandue sur l’archipel, les professionnels du secteur qui viennent pratiquer leur métier doivent donc être patients et faire preuve d’une grande pédagogie. La réussite du séjour professionnel dépendra en partie d’une bonne communication entretenue avec les coordinateurs de mission présents sur place.

Le travail peut se réaliser dans un seul centre d’accueil ou dans plusieurs structures sociales différentes. Les professionnels qui désirent joindre cette mission d’ergothérapie aux Samoa doivent s’engager au minimum 4 semaines. Ils doivent également justifier d’un niveau d’anglais intermédiaire et détenir un diplôme d’ergothérapeute.

51ème numéro de la revue ErgOThérapies

L’Association Nationale Française des Ergothérapeutes (ANFE) édite trimestriellement la revue « ErgOThérapies ». On peut y découvrir de nombreux sujets dans les domaines relatifs à l’ergothérapie et ses applications pratiques ou théoriques.

Les ergothérapeutes peuvent être contributeurs en adressant leurs écrits à la secrétaire de rédaction de la revue. Il est possible de s’y abonner et de se procurer les anciens numéros sur le site internet de l’ANFE.

L’édition de Septembre 2013 est le 51ème numéro d’ ErgOThérapies. Voici les sujets qui y sont traités :

  • L’accompagnement en institution extra-muros: entre théorie et réalité pratique
  • Mise en place d’une équipe mobile de réadaptation-réinsertion Expérience rennaise
  • Utilisation de la domotique afin de promouvoir l’autodétermination et l’accès au milieu résidentiel autonome pour les personnes présentant une déficience intellectuelle
  • Preuves d’efficacité de l’intervention en milieu ordinaire de vie des ergothérapeutes sur l’amélioration de l’indépendance dans les activités de vie quotidienne des patients post-AVC
  • Une approche de la participation sociale des personnes en situation de handicap :
  • Présentation d’un nouvel outil d’exploration du milieu de vie : E3
  •  Qu’est-ce qu’un SAMSAH ? Entretiens avec trois ergothérapeutes travaillant au sein d’un Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés
  •  Ergothérapie aux portes de la prison Au-delà des murs, la continuité des soins
  • Facteurs influençant la relation thérapeutique selon l’expérience vécue de l’ergothérapeute : étude pilote

Communiqué de l’Institut de Formation en Ergothérapie de Berck-sur-Mer

IFE de BERCK sur MER: double diplomation pour les étudiants

L’Arrêté du 05 juillet 2010 relatif au Diplôme d’État d’Ergothérapeute prévoit l’universitarisation de la formation dans le cadre du processus « LMD » de Bologne.

Cette harmonisation organise les cursus d’enseignement supérieur européens autour de trois diplômes (licence, master et doctorat) afin d’accroître la mobilité des étudiants européens, les passerelles entre disciplines et entre formations professionnelles et générales.

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