La vision d’une ergothérapeute sur son métier – interview

Nous avons interviewé Camille Sanguy, ergothérapeute libérale exerçant à Aubagne, dans les Bouches du Rhône. Elle nous a accordé quelques minutes pour nous livrer sa vision de la profession.

1 – Comment devient-on ergothérapeute ?
Camille Sanguy : Il existe les instituts de formation en Ergothérapie. Certains sont rattachés à l’université, d’autres écoles sont privées. Depuis trois ans, les études d’ergothérapie sont intégrées au système LMD. Certaines écoles ont un concours d’entrée paramédical, d’autres ont un concours d’entrée de médecine.

2 – Quelles sont les qualités pour devenir un bon ergothérapeute ?
Camille Sanguy : Le contact humain et l’empathie sont nécessaires selon moi pour pratiquer cette profession. La créativité est également utile dans notre quotidien. La base de notre métier est la thérapie par l’activité. Il faut donc souvent redoubler d’imagination.

3 – Quelles sont les missions de l’ergothérapeute ?
Camille Sanguy : L’ergothérapie est constituée de deux grands pôles. Il s’agit d’une part de la rééducation fonctionnelle, d’autre part de la psychiatrie. Leur objectif est commun, c’est de rendre la personne autonome, quelque soit le handicap.

3 – A qui s’adresse les services de ces professionnels ?
Camille Sanguy : Ils s’adressent à toutes les personnes confrontées à une situation de handicap dans leur quotidien. L’ergothérapeute identifie les activités de la vie quotidienne pour lesquelles la personne présente des difficultés. L’objectif est d’optimiser les activités de la personne (prendre une casserole, se lever d’un lit, sortir de sa baignoire etc…)

4 – Comment sont prises en charge les prestations d’ergothérapie ? La sécurité sociale rembourse-t-elle ces prestations ?
Camille Sanguy : Un ergothérapeute travaille sur prestation médicale. Néanmoins, ce n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Il est tout de même possible d’obtenir un financement auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), en déposant un dossier. Mais les accords de financement sont limités. A noter que de plus en plus de mutuelles commencent à rembourser ce type de prestations.

5 – Comment voyez-vous l’avenir de cette profession ?
Camille Sanguy : Je pense qu’il y aura un développement progressif de spécialités. Le champ d’action de notre métier est en effet extrêmement vaste puisque nous pouvons  travailler avec des personnes qui font face à des situations de handicap ou qui sont en perte d’autonomie.

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